Bureau national du MUNCI, le 15/03/2004
"...Le MUNCI exprime sa déception et son inquiétude concernant la mise à l’écart du problème de l’emploi Hi-tech en France au cours de la campagne.
Aussi avons-nous pris l’initiative d’interpeller chaque candidat (avec le soutien de la presse : Cf. Les Echos du 03 mars notamment, sur notre site : http://www.munci.org/article544.html) pour leur rappeler la situation très difficile de notre marché du travail en France depuis plusieurs années et les menaces que fait courir de surcroît la forte augmentation des délocalisations de services informatiques dans les pays à bas coût..."
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Lettre à télécharger :
http://www.munci.org/ressources/munci-regionales032004.doc
(A lire également :
L’emploi, ça intéresse quelqu’un ?
Par Jean-François Ruiz, Directeur adjoint de la rédaction
01 Informatique, le 27/02/2004
http://www.01net.com/article/234534.html)
Débat sur notre forum :
http://forums.munci.org/viewtopic.php ?t=1828
REPONSES OBTENUES :
Jean-François Humbert
(UMP / Franche-Comté)
Jean-Paul DELEVOYE
(UMP / Nord)
Pierre-Joël Bonté
(PS-Verts / Auvergne)
François Patriat
(PS-Verts / Bourgogne)
J.P. Denanot
(PS-Verts / Limousin)
Jean-Pierre Masseret
(PS-Verts / Lorraine)
Jean-Yves Le Drian
(PS-Verts / Bretagne)
Jean-Paul Huchon
(PS-Verts / Ile de France)
Philippe DURON
(PS-Verts / Basse-Normandie)
Mesdames, Messieurs,
Nous tenons à vous rassurer quand à notre positionnement vis à vis de l’emploi Hight-Tech.
• Concernant la délocalisation des services informatiques vers des pays à faible coût, la Région de Franche-Comté n’accorde pas de fond pour de telles restructurations, ni ne sous-traite dans de telles conditions. Nous pensons que l’activité hautement qualifiée doit rester sur nos terres, les compétences High Tech non seulement TIC mais, de tous secteurs, sont motrices à moyen et long terme pour notre économie.
• Concernant le crise de votre secteur d’activité, la Région, en temps qu’acheteur, fait bien la différence entre le négoce et les activités de conseil à forte valeur intellectuelle, nous privilégions, dans la mesure du possible les entreprises locales. La Région s’investit en soutenant activement des projets porteurs (High Tech mais également industrie, automobile, microtechniques, nanotechnologies...), nous invitons tous ceux qui, porteurs d’un projet, cherchent une terre d’accueil, qu’il n’hésitent pas à nous consulter.
• Nous sommes bien conscient de l’apport des technologies High tech pour notre économie, nous encourageons le télétravail (moins de déplacement, moins de pertes de temps, moins de pollution, préservation de la vie de famille...), ce dossier est à l’étude au sein même de l’institution, de même que la dématérialisation des documents administratifs, que la simplification, et l’utilisation des TIC comme outil de transparence et de promotion de la démocratie.
• La formation et l’apprentissage sont des priorités régionales, c’est non seulement un moyen de lutte contre l’insécurité sociale, mais également un moyen de valorisation personnel pour nos concitoyens. La Région de Franche-Comté investit considérablement dans ce domaine.
• Nous défendons ardemment l’emploi qualifié, car indirectement, il contribue naturellement à d’autres activités. C’est un axe fondamental pour notre développement économique.
Nous avons d’ailleurs comme projet d’intégrer, au sein de la Présidence, un chargé de mission issu de vos rangs qui, entre autre, nous conseillera sur ces questions.
Bien à vous
Jean-François Humbert
UMP / Franche-Comté
Bonjour,
Message reçu et transmis à Jean-Paul DELEVOYE
Cordialement,
L’équipe de Jean-Paul DELEVOYE.
UMP / Nord
Je vous remercie pour votre message.
Tête de liste socialiste en Auvergne, je ne pense pas que le problème de l’emploi Hi-tech soit négligé, bien au contraire.
Le Conseil général que je préside s’est en effet associé à la mairie de Clermont-Ferrand pour développer et favoriser l’installation d’entreprises informatiques sur le bassin clermontois.
A travers cette initiative, ce sont plus de 200 emplois qui ont été créés ces dernières années.
Avec mes remerciements,
Pierre-Joël Bonté
PS-Verts / Auvergne
Monsieur,
J’ai bien reçu votre courrier dans lequel vous m’interpellez sur la situation de l’emploi dans les carrières de l’informatique. Sachez que dans notre programme, une large part est accordée au secteur des NTIC. Je vous invite à consulter notre site sur lequel vous pourrez prendre connaissance de nos engagements pour la région Bourgogne si nous accédons aux responsabilités.
Recevez, Monsieur, mes meilleurs sentiments.
François Patriat
PS-Verts / Bourgogne
Conformémént à votre souhait, j’ai transmis votre courrier à J.P. Denanot
qui conduit la liste Limousin Terre Vivante à l’occasion des prochaines
régionales.... et qui, de par sa formation et sa vie professionnelle, est
très sensibilisé aux problèmes que vous soulevez.
Il y fera suite, soyez-en persuadé, dès que la période présente évidemment
surchargée sera achevée.
Je me permets toutefois de vous indiquer que, dans une région comme la
nôtre, les problèmes du Haut Débit, de l’accès des Jeunes aux technologies
de l’Information... ne sont absolument pas absents de la campagne
électorale.
Je vous prie d’agréer mes très cordiales salutations.
Gérard VANDENBROUCKE,
Directeur de campagne.
J.P. Denanot
PS-Verts / Limousin
Madame, Monsieur,
Il n’y a pas d’exclusive contre l’emploi Hi-Tech.
Nous devons permettre à la Région dans laquelle nous vivons de tenir sa
place dans la réalité technique et scientifique.
La modernité et la solidarité sont compatibles, c’est une question de
volonté !
En Lorraine, ce sont nos objectifs.
Jean-Pierre Masseret
PS-Verts / Lorraine
Mesdames, Messieurs,
J’ai pris connaissance de votre e-mail du 18 mars dernier et je vous en
remercie.
Le rôle de la Région est d’assurer les meilleures conditions pour préserver
et créer l’emploi : animer une réflexion collective sur les tendances de l’
évolution économique, mettre en place et coordonner les actions propres à la
création et aux développement d’entreprises, aménager le territoire pour qu’
il soit attractif. Pour nous, cette responsabilité doit permettre de
privilégier une conception humaniste de l’économie, créatrice d’emplois,
face à un libéralisme guidé par la priorité absolue donnée à la rentabilité
financière.
Certains des piliers de l’économie bretonne sont mis à mal : l’agriculture,
les industries agroalimentaires, la pêche, l’électronique, les
télécommunications, sont structurellement ébranlées. De véritables
stratégies de filières économiques sont à reconstruire pour stopper l’
hémorragie des emplois liés aux plans de restructurations ou aux
délocalisations.
Notre objectif est de mettre en réseau tous les moyens pour, à la fois :
établir une veille stratégique sur l’évolution des secteurs
professionnels déterminants pour le tissu économique de Bretagne,
promouvoir et accompagner des production à haute valeur ajoutée,
en s’appuyant notamment sur la recherche/développement et les emplois
tertiaires de haut niveau, dans les centres de recherche publics et privés,
renforcer les pôles de développement à partir du dynamisme des
villes, avec une attention particulière au centre Bretagne et en nord -
Bretagne.
Cette démarche, si elle avait été appliquée aux Télécoms et Techniques de l’
Information et de la Communication, aurait pu éviter d’attendre plus de deux
ans pour réagir après la grave crise qui touche encore le Trégor et le
bassin rennais, notamment avec ST Microelectronics.
Le projet de « Bretagne à gauche, Bretagne pour tous » que nous proposons
aux Bretons est le fruit d’un long travail collectif, nourri de
consultations et de rencontres multiples avec les acteurs économiques, les
syndicats et les organisations professionnelles, les associations
culturelles, sociales et sportives et de très nombreux citoyens impliqués
dans la vie régionale.
Nous proposons donc un véritable « contrat régional » porteur d’une
politique forte et ambitieuse, active, réactive ouverte sur l’avenir.
Restant à votre disposition pour toute précision complémentaire,
Bien à vous,
Jean-Yves Le Drian
PS-Verts / Bretagne
Cher Monsieur,
Nous sommes très sensibles aux questions liées à l’emploi et à ce sujet nous
avons constaté que l’emploi en Ile-de-France s’est détérioré plus vite que
dans les autres Région de France depuis l’arrivée du Gouvernement Raffarin.
L’emploi reste notre priorité pour le mandat qui s’ouvre.
La Région Ile-de-France est le premier bailleur en France devant l’Etat
(hors paiement des salaires) dans le domaine de la recherche et des NTIC. La
Région Ile-de-France peut se prévaloir d’avoir équipé tous les lycéens
franciliens d’un ordinateur pour quatre élèves (alors que noter Région
compte le plus grand nombre de lycéens en France). En outre, nous avons fait
et financé tout le câblage.
Par ailleurs, je prends l’engagement de lancer en Ile-de-France une grande
politique sur les logiciels libres (nous formons déjà à titre expérimental
des enseignants à la pratique des logiciels libres). Je m’engage à ce que
dans deux ans toute administration de notre région soit équipée dans ces
logiciels. De plus, nous commençons à développer le WI-Fi en IDF.
Bien à vous,
Jean-Paul Huchon
PS-Verts / Ile de France
Chers amis,
J’ai touvé votre lettre après le deuxième tour des élections. Soyez sans crainte, nous voulons conditionner les aides publiques à la création d’emplois.
Je reprendrai ultérieurement contact avec vous.
Avec tous mes encouragements.
Philippe DURON
Président de la région Basse-Normandie
PS-Verts / Basse-Normandie
Lettre à tous les candidats aux élections régionales
Issy les Moulineaux, le 08 mars 2004
Madame, Monsieur le Candidat,
Le MUNCI - Mouvement pour une Union Nationale des Consultants en Informatique
(Cf. Annexe 1) exprime sa déception et son inquiétude concernant
la mise à l’écart du problème de l’emploi Hi-tech en France
au cours de la campagne.
Aussi prenons-nous l’initiative d’interpeller chaque candidat (avec le soutien
de la presse : Cf. Les Echos du 3 mars notamment, sur notre site : http://www.munci.org/article544.html) pour leur rappeler la situation
très difficile de notre marché du travail en France depuis plusieurs
années et les menaces que fait courir de surcroît la forte augmentation
des délocalisations de services informatiques dans les pays à bas
coût (Cf. Annexe 2).
Le MUNCI attire votre attention sur les points suivants, vives préoccupations
pour des centaines de milliers d’informaticiens, acteurs d’un secteur stratégique
pour notre économie et pour la société :
- Face à la crise que connaît notre secteur depuis plus de deux
ans, nous insistons sur le besoin d’accroître les aides et les investissements
publics dans les TIC afin de favoriser l’emploi dans notre secteur, rattraper
le retard persistant des PME en matière d’investissements informatiques,
réduire la fracture numérique, favoriser la e-démocratie,
l’e-administration...etc
Le malaise social est important au sein de nos professions, nos SSII (Sociétés
de Services en Ingénierie Informatique) étant fréquemment
décriées pour leur piètre gestion du personnel et leur manque
d’éthique (licenciements abusifs...), bien des informaticiens se sentent
aujourd’hui dévalorisés et victimes d’un oubli politique après
des années très favorables pendant lesquelles de nombreux étudiants
ont été formés à nos métiers.
Institutions et pouvoirs politiques doivent œuvrer à y mettre meilleur
ordre.
- Les délocalisations croissantes de services informatiques dans les
pays à bas coût ("offshore") : leur forte augmentation
entraîne légitimement de vives inquiétudes pour les membres
de nos professions. En effet, nous parlons ici d’activités de plus en
plus QUALIFIEES dont le transfert à l’étranger porte préjudice
essentiellement à une population de jeunes diplômés qui sont
déjà les premiers à souffrir de la crise.
Face à ce constat, nous demandons aussi bien une meilleure protection
(jugée inévitable) de l’emploi Hi-tech que la mise en oeuvre rapide
de moyens favorisant des alternatives compétitives en province.
Plus précisément, nous demandons d’abord aux Conseils Régionaux
de veiller à respecter une interdiction totale (directe et indirecte)
de l’offshore avec les fonds publics.
Cette disposition est désormais en vigueur dans un pays aussi libéral
que les USA (où le débat sur "l’offshore outsourcing"
est actuellement au cœur de la campagne présidentielle) aussi bien
au niveau fédéral que dans un nombre croissant d’Etats américains.
Mais nous attirons tout particulièrement votre attention sur la question
de l’aide publique aux entreprises dans le contexte de la nouvelle Loi sur la
décentralisation.
Outre le fait que ces aides ne doivent pas bénéficier aux entreprises
qui délocalisent à moindre coût leur informatique (sans que
rien ne le justifie en réalité), la meilleure alternative pratiquée
face aux délocalisations de prestations informatiques consiste dans le
développement des centres de développements et d’infogérance
de SSII en province (concept appelé "nearshore").
Avec l’implication des Conseils Régionaux, il est possible de favoriser
la régionalisation de l’emploi Hi-tech.
Ces financements devront bénéficier uniquement à la création
d’emploi. Des mécanismes de contrôles devront être appliqués
pour empêcher nos entreprises informatiques de jouer abusivement des aides
publiques tout en comprimant exagérément les salaires.
Pour les mêmes raisons, nous suggérons des pistes intéressantes
pour notre secteur telles que le développement des sociétés-coopératives
et le télétravail.
- Nous voulons enfin signaler l’inadéquation fréquente
entre l’offre de formation professionnelle en informatique destinée
aux demandeurs d’emplois et les compétences recherchées par les
entreprises, ce qui rend difficile la reprise d’emploi des informaticiens au
chômage.
Persuadé de votre intérêt pour l’amélioration
de la situation dans notre secteur, le MUNCI se tient à votre entière
disposition pour approfondir ensemble ces débats après les élections
régionales et pour apporter le point de vue de nos membres travaillant
en province sur les stratégies locales que vous envisagerez dans notre
périmètre économique.
Nous vous prions de recevoir, Madame, Monsieur, l’assurance de nos meilleurs
sentiments citoyens.
Par
Le Bureau du MUNCI
Annexe 1
QU’EST CE QUE LE M.U.N.C.I ?
Le M.U.N.C.I, Mouvement pour une Union Nationale des Consultants en Informatique,
est une organisation nouvelle au positionnement unique dans le secteur des services
en France.
C’est en effet la première association professionnelle - autonome et
apolitique - qui s’adresse à l’ensemble des "forces vives" du
secteur des prestations IT (informatique/télécoms) dans notre pays
: cela concerne aussi bien les informaticiens salariés des sociétés
informatiques (SSII/sociétés de conseil/éditeurs...)
que les indépendants (y compris les salariés portés et les
directeurs de TPE)...sans oublier les demandeurs d’emploi et les étudiants
en informatique.
Notre objectif étant de constituer à terme la première fédération
professionnelle (ou syndicat professionnel) de notre secteur d’activités.
Après 8 mois d’existence, nous bénéficions d’une couverture
médiatique régulière aussi bien dans la presse informatique
et professionnelle (telle que "01informatique", "Le Monde Informatique"
ou encore "Courrier Cadres" de l’APEC...) que dans la presse générale
(Le Monde, Les Echos, L’Express...).
Par ailleurs, nous avons été reçu déjà plusieurs
fois par le syndicat patronal du secteur (Syntec Informatique).
Enfin, ce sont environ 900 informaticiens qui nous déjà apporté
leur adhésion ou leur soutien en l’espace de ces quelques mois.
Toujours plus présent dans le monde informatique, le M.U.N.C.I s’efforce
de soutenir les attentes de tous ses membres et sympathisants, notamment en leur
donnant la parole sur son site Internet très consulté comme en
y centralisant toute l’information utile sur notre secteur.
Nous menons un lobbying actif afin de sensibiliser les pouvoirs politiques et
économiques à la nécessité d’une meilleure gestion
et d’une meilleure valorisation de nos professions.
Notre site internet :
http://www.munci.org
Nos forums :
http://forums.munci.org
Notre éditorial :
http://www.munci.org/pages/editorial.htm
Notre revue de presse :
http://www.munci.org/pages/revue-presse.htm
Annexe 2
QUELQUES REPERES
Emploi informatique en France - Chiffres (approximatifs)
Entre 500 000 et 700 000 informaticiens professionnels en France
dont 250 000 à 300 000 salariés dans les services informatiques
(SSII + SCT + éditeurs de logiciels + autres sociétés de
prestations informatiques et télécoms)
dont 15000 à 30000 indépendants (inclus portage salarial et intérim)
Environ 50 000 demandeurs d’emploi (chiffres ANPE à la fin 2003), un chiffre
en hausse de près de 45% sur un an !
(A cela il faut ajouter les nombreux indépendants qui sont sans mission
et qui ne sont pas inscrits au chômage)
Ce chiffre était de 10 000 à 15 000 en l’an 2000 : il a donc
QUATRUPLE en trois ans !!
Cela représente un taux de chômage dans le secteur compris entre
8% et 10%, soit LE DOUBLE du taux de chômage moyen des cadres en France.
Perspectives incertaines à court et moyen terme sur le front de l’emploi
:
- Prévisions de croissance limitées dans notre secteur dans les
années à venir
- Un papy-boom qui ne va pas concerner nos jeunes professions informatiques
- L’essor des délocalisations dans les pays à bas coûts
Pour en savoir plus :
Notre dossier : http://www.munci.org/marche-travail.htm
Chiffres : http://www.munci.org/emploi-informatique.htm
Délocalisations Offshore de services informatiques :
Triplement du marché en 2 ans, 15000 à 20000 emplois perdus à
fin 2004 (estimation)
Notre dossier : http://www.munci.org/offshore.htm
Chiffres : http://www.munci.org/chiffres-offshore.htm
L’AGCS et les services informatiques européens :
Notre dossier : http://www.munci.org/AGCS.htm