MUNCI, 15 janvier 2007
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Un nouvel exemple de l’encouragement discret du gouvernement aux délocalisations de services (à lire : Les POUVOIRS PUBLICS et les SYNDICATS PATRONAUX face à L’OFFSHORING : du regard BIENVEILLANT...au SOUTIEN direct !)...
A lire au sujet du plan Offshoring Maroc 2010 (encore appelé Emergence 2006-2012) : Offshoring au Maroc : 100 000 emplois (espérés...) pour 2015 !!!
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La VIIIe rencontre de haut niveau franco-marocaine des Chefs de Gouvernement s’est tenue à Paris les 11 et 12 décembre 2006 sous la co-présidence de M. Dominique de Villepin et de M. Driss Jettou. Les deux Premiers ministres ont animé un séminaire intergouvernemental sur le thème : "Formation, emploi, investissement : le partenariat franco-marocain au service de la compétitivité et du développement" et ont signé de nombreux accords de partenariats et d’investissements économiques.
Les deux chefs de Gouvernement ont également décidé de proroger pour une année supplémentaire le mandat du groupe d’impulsion économique franco-marocain, dit GIEFM, ,dans le soucis de "valoriser cet instrument privilégié de dialogue économique bilatéral",
Ils avaient eux-même décidé de la création de ce groupe fin septembre 2005 dans le cadre de la "coopération stratégique très active existant entre les deux pays".
Ce groupe est co-présidé par M. Mustapha Bakkoury, Directeur Général de la Caisse des Dépôts et de Gestion, pour le Maroc et par M. Jean-René Fourtou, Président du Conseil de Surveillance de Vivendi Universal, pour la France.
Seulement voilà, parmi ses différents sous-groupes de travail, figure un sous-groupe "OFFSHORING" (cf lien page 9) composé notamment de personnalités des SSII Cap Gemini, Atos, CS mais aussi de La Poste et de la Banque Populaire. Citons notamment Mr Alain Donzeaud, secrétaire général de CapGemini, vice-président de Syntec Informatique où il est également président de la Commission des Affaires Sociales et de la Formation.
Du côté marocain, ce groupe est animé principalement par des personnalités de Maroc Telecom, filiale de Vivendi...
Ce sous-groupe a pour mission de valider les atouts du Maroc et d’attirer les entreprises françaises pour que le royaume devienne une destination prioritaire de l’offshore informatique francophone, et ce dans le cadre du grand plan "Offshoring Maroc 2010" (encore appelé "Emergence 2006-2012") soutenu par le gouvernement marocain qui prévoit jusqu’à... 100 000 créations d’emplois offshore !!
Ce soutien implicite du premier ministre De Villepin à l’offshoring au Maroc s’inscrit dans la continuité de L’ENCOURAGEMENT discret que le gouvernement actuel (à l’instar du gouvernement précédent) porte aux délocalisations de services.
A lire à ce sujet : Les POUVOIRS PUBLICS et les SYNDICATS PATRONAUX face à L’OFFSHORING : du regard BIENVEILLANT...au SOUTIEN direct !
Cette situation est intolérable et dénote toute l’ambigüité actuelle du prétendu combat de nos dirigeants politiques face aux délocalisations, à savoir le "deux poids deux mesures" entre délocalisations industrielles et délocalisations de services.
Pourtant, les délocalisations (ou relocalisations) de services, ou offshoring, devraient être combattues prioritairement par nos pouvoirs publics, car elles portent préjudice principalement aux jeunes diplômés dans les métiers qualifiés (min Bac +2).
Le Munci demande la DISSOLUTION IMMÉDIATE du sous-groupe "offshoring" au Gouvernement, qui représente une SCANDALEUSE PROVOCATION pour la communauté informaticienne de France, et un NON-SENS économique absolu.
REVUE DE PRESSE :
Il faut regarder autrement le « Maroc nouveau »
· Offshoring :
Le sous-groupe est coanimé par Abdeslam Ahizoune, président du directoire de Maroc Telecom (filiale de Vivendi), et Alain Donzeaud, secrétaire général de CapGemini.
Un premier travail a permis d’identifier les points sur lesquels le sous-groupe souhaitait obtenir des réponses chiffrées, points qui ont trait aux ressources humaines, aux moyens logistiques disponibles et à leur niveau d’accessibilité, aux niveaux de rémunération de la main-d’�uvre et aux infrastructures télécoms. L’offre marocaine dans l’offshoring a été présentée aux professionnels autour de 3 volets : infrastructures et logistique, un cadre sectoriel incitatif et un accompagnement RH et formation. Ces informations ont permis au sous-groupe de valider les atouts du Maroc pour devenir une destination prioritaire pour l’offshore informatique francophone sur un marché aujourd’hui très concurrentiel, largement dominé par l’Inde, et sur lequel se positionnent de nombreux acteurs de niche en Europe de l’Est et en Afrique du Nord.
Le Maroc, oasis des délocalisations
"Il faut installer des services à plus forte valeur ajoutée qui touchent à l’administratif et à l’informatique", affirme Jean-René Fourtou, le président de Vivendi et coprésident du Groupe d’impulsion économique France-Maroc lancé en 2005 par Dominique de Villepin et son homologue marocain, Driss Jettou. "Nous avons basé notre offre sur le modèle de Bangalore et de l’Europe de l’Est", assure Hassan Bernoussi, au ministère des finances.
C’est dans ce contexte qu’Axa veut délocaliser 1 500 emplois administratifs d’ici à 2012. Pour justifier son choix, l’assureur avance une économie de 75 millions d’euros par an et une meilleure qualité du service grâce à des horaires étendus. Cette décision a créé une polémique sociale, les syndicats ont demandé le retrait de ce projet. Discrètement, BNP Paribas étudie aussi la possibilité de créer une centaine d’emplois au Maroc.
Les sociétés de services informatiques Capgemini ou Atos réfléchissent à développer une offre offshore au Maroc. Précurseur, Unilog s’est installée à Rabat en 2004 et ne propose que de l’offshoring. Un ingénieur marocain débutant est payé trois fois moins qu’un Français.